Le nouveau paysage idéologique de la France : pour un retour à la solidarité

La Fondation Jean Jaurès vient de publier une courte note rédigée par son directeur général, Gilles Finchelstein, présentant le paysage idéologique de la France (et de son électorat) quelques mois avant le lancement de la campagne présidentielle. Comme l’indique très justement l’introduction de cette note : « chaque campagne électorale se déroule dans un fond de décor idéologique spécifique que, bien souvent, une étude permet de dévoiler. En 1995, c’était La nouvelle France d’Emmanuel Todd. En 2007, c’était Le descenseur social de Philippe Guibert et Alain Mergier. » Sur la base d’une étude réalisée par Ipsos et intitulée les marqueurs idéologiques, la Fondation Jean Jaurès souhaite relever ce défi qui alimentera les réflexions des officines communicantes des partis et des candidats.

Téléchargez la note de la Fondation Jean Jaurès / Téléchargez les résultats de l’enquête Ipsos

La note de la FJJ présente donc 7 questions éclairant les clivages décisifs de l’électorat français : le clivage structurant gauche/droite, le clivage secondaire ouvert/fermé (positionnement de la population sur les questions de mondialisation et d’immigration), la présumée tentation frontiste des ouvriers, l’éventuelle dérive conservatrice des séniors, la France et son avenir, la France et la crise, La France et ses mots.

Qu’en retenir ? Le constat principal selon moi (par rapport à la dynamique éléctorale) est que la France ne serait pas si conservatrice et décliniste. Une envie de changement se construit et se renforce, appuyé en cela par un contexte de crises économiques (dont les effets se font sentir à des niveaux individuels) et d’une remise en cause de la moralité du système dans son ensemble (qui marque les esprits au niveau collectif). Deux mots cristallisent les attentions : la solidarité et le respect.

A l’heure où de nombreuses personnalités politiques appellent à une nouvelle République, nous retrouvons dans ces deux mots le socle doctrinaire d’une république passée. Repensons au solidarisme inspirant de Léon Bourgeois sous la IIIe République en l’appliquant aux défis de notre société contemporaine : économique et social (solidarité entre les citoyens), écologique (solidarité avec les générations futures et le monde vivant), international (solidarité entre les peuples), moral (fraternité). Une nouvelle preuve de l’importance d’un retour à la solidarité dans nos sociétés. Mais cela nécessite évidemment une prise de conscience collective et individuelle de l’interdépendance entre les êtres et un dépassement de nos tentations individualistes, communautaristes et collectivistes.

Pourquoi nous haïr ?

Nous sommes solidaires,

Emportés par la même planète,

Equipage d’un même navire.

Antoine de Saint-Exupéry

Étiquettes : , ,

Trackbacks / Pingbacks

  1. Un parfum de polémiques… « THINK TWICE - 13 janvier 2013

Laisser un commentaire

Entrez vos coordonnées ci-dessous ou cliquez sur une icône pour vous connecter:

Logo WordPress.com

Vous commentez à l'aide de votre compte WordPress.com. Déconnexion / Changer )

Image Twitter

Vous commentez à l'aide de votre compte Twitter. Déconnexion / Changer )

Photo Facebook

Vous commentez à l'aide de votre compte Facebook. Déconnexion / Changer )

Photo Google+

Vous commentez à l'aide de votre compte Google+. Déconnexion / Changer )

Connexion à %s

%d blogueurs aiment cette page :