Roulez jeunesse !

Souvenez-vous de Paul Nizan exprimant son désarroi face à sa jeunesse passée : « J’avais vingt ans. Je ne laisserai personne dire que c’est le plus bel âge de la vie. »

La jeunesse d’aujourd’hui est-elle une génération sacrifiée sur l’autel de nos réformes, de nos dépenses, de notre système, de ses aînés ? La jeunesse française se cherche et est recherchée. Les politiques en font parfois un étendard de leurs aspirations. Cette année d’ailleurs, Rama Yade lui a adressé une lettre, d’autre plus à gauche souhaitent lui consacrer un plan ou un pacte. Au cœur de nombreuses attentions électorales, la jeunesse intéresse également les fondations politiques. Deux d’entre elles se penchent particulièrement sur le sujet.

La Fondapol de Dominique Reynié d’abord. Le 18 janvier, la fondation présentera les résultats de sa grande enquête intitulée « la jeunesse du monde » réalisée par TNS Opinion auprès de plus de 30.000 personnes dans 25 pays. RDV au Pavillon Cambon Capucines à Paris sur inscription préalable. Demandez le programme ! Cette nouvelle étude de la Fondapol fait écho à une enquête réalisée en 2008 par la même fondation et intitulée « Les jeunesses face à leur avenir » qui avait déjà pour ambition de repenser les politiques publiques en faveur de la jeunesse, de montrer que la jeunesse constituait davantage une ressource qu’une menace… L’étude avançait l’idée de l’autonomie des jeunes.

En novembre dernier, suite aux mouvements de manifestation d’une partie de la jeunesse française face au projet de réforme des retraites du gouvernement, la Fondation Terra Nova a choisi de consacrer à la jeunesse quelques notes et un dossier. Le travail de Terra Nova débute par quelques réflexions sur l’importance d’investir dans la jeunesse. Tour à tour, Olivier Ferrand, puis Najat Vaillaud-Belkacem et Bruno palier présentent leurs analyses. Vient le tour de Guillaume Allègre (économiste, IEP Paris) qui présente les propositions de la Fondation en faveur de l’autonomie des jeunes dont la figure de proue est la création d’un « capital-formation » faisant l’objet d’une note ad hoc.

En cette fin d’année, la jeunesse semble intéresser la réflexion politique. Son autonomie est avancée par de nombreuses voix. Panacée ou cache-misère d’un avenir incertain, l’autonomie de la jeunesse est une problématique européenne. Elle doit absolument être associée à une nécessaire ouverture au monde et à l’internationalisation des échanges (économiques mais également culturels et sociaux). Les pays scandinaves ayant apparemment une longueur d’avance sur nous sur le sujet. L’avenir de la jeunesse française ne peut pas se construire selon une vision franco-française. Après l’année 2010 des retraités, l’année 2011 sera t-elle consacrée à la jeunesse ?

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