Echanges avec l’Institut Diderot : Rethinking…

J’ai récemment eu l’occasion d’échanger avec deux représentants de l’Institut Diderot, son directeur général et son secrétaire général : MM. Dominique LECOURT et Thomas BOURGEOIS. Pour information, l’Institut Diderot, lancé fin 2009 par la COVEA (Société de Groupe d’Assurance Mutuelle regroupant les MMA, la MAAF et la GMF), se présente comme un « re-thinktank ». Au delà de cette cosmétique terminologique, l’Institut Diderot dispose effectivement de deux particularités :

1. sa structure : l’Institut Diderot a choisi la forme juridique du Fonds de dotation, plus souple que celui de la fondation et plus structurant que celui de l’association loi 1901. En outre, une équipe permanente est dédiée à la gestion de l’Institut. Des salariés des mutuelles de la COVEA sont d’ailleurs mis à disposition pour faciliter son fonctionnement. Aujourd’hui, l’ID tournerait avec un budget de 600 000€ selon mes interlocuteurs. Un montant honorable dans le panorama français.

2. le périmètre de sa mission qui s’inscrit sur un temps, qui me semble, plus long que ses « homologues ». En effet, l’Institut ne travaille pas sur des thèmes d’actualité, ne construit pas de position paper ou de notes proposant les modalités d’une politique publique souhaitable. Moins pragmatique/opportuniste que certains mais plus prospectiviste, cet Institut oriente sa feuille de route vers « l’après » en reposant ses réflexions initiales sur le concept de progrès.

Cette démarche m’interpelle. Plus, elle m’intéresse car elle me semble révélatrice d’un combat plus profond sur la société dans lequel nous vivons (nous souhaitons vivre). Cette approche permet de soulever les aspérités et les blocages idéologiques de notre pensée. Les thèmes et les intervenants choisis ne peuvent pas laisser indifférents : l’euthanasie, la croissance, les nanotechnologies ou encore le réchauffement climatique. Dans les années 70, Ivan Illich souhaitait déjà « libérer l’avenir ». Dans un style différent, avec d’autres moyens et surtout d’autres postures vis-à-vis du progrès, l’Institut Diderot entend mener ce combat. Car, comme le rappele régulièremment Hughes de Jouvenel, l’avenir reste un territoire à explorer et à construire… L’avenir nous dira t-il qui a eu raison ?

Pour votre information, l’Institut présidé par Jean-Claude SEYS recevra prochainement Henri ATLAN (sur un thème connexe à la climatologie qui suscitera certainement du débat), Jérôme MONOD (sur l’avenir de l’aménagement du territoire) et Dominique SCHNAPPER (sur l’avenir de la démocratie). Naturellement, l’Institut travaillera sur le thème du mutualisme et en profitera pour elargir son audience à un niveau européen (un de ses axes de développement pour 2010/11).


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  1. Diderot et l’avenir du Progrès « THINK TWICE - 16 janvier 2011

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